Le syndrome haïtien, ou comment les biais culturels amènent à des erreurs diagnostiques.
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Connaissez-vous le syndrome haïtien? Parlons aujourd'hui des biais culturels et des erreurs diagnostiques qui en découlent. Le concept de "syndrome haïtien" est utilisé au Québec principalement. Il ne correspond pas à un syndrome médical réel, mais c’est un exemple historique de biais diagnostique, souvent cité pour illustrer les limites des évaluations standardisées. Le contexte: Dans les années 1980–1990, certains enfants d’origine haïtienne au Québec ont été :
surdiagnostiqués avec des troubles (notamment TSA ou retard de développement)
en raison de comportements observés comme :
peu de contact visuel
réserve ou retrait social
communication différente
Ces comportements ont été interprétés à travers une grille culturelle occidentale, alors qu’ils pouvaient être :
culturellement normaux (rapport à l’autorité, à l’adulte, à l’étranger)
liés à :
l’immigration
le stress d’adaptation
le contexte socio-économique
le bilinguisme / plurilinguisme
Résultat:
Des enfants ont été diagnostiqués de façon erronée et “pathologisés” à tort.
C’est cela qu’on appelle le “syndrôme haïtien”. Cet exemple est souvent mentionné pour montrer que :
les évaluations ne sont jamais totalement neutres
les tests standardisés peuvent :
suridentifier certains profils
omettre le contexte culturel
il est donc essentiel d’intégrer :
l’environnement
la culture
l’histoire de la personne
Ce que ça nous apprend:
Un même comportement peut avoir plusieurs significations.
Un score ou une observation isolée ne suffit pas.
L’évaluation doit être contextualisée et nuancée.
Les critères diagnostiques sont culturels, et politiques. Cela peut aussi être mis en lien avec les différentes visions de l’autisme: médical Vs social.
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